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la delicatesse

  • Très chèrs souvenirs,

    Le week end approche et pour vous y préparer, un petit que dis je, un mega gros conseil de lecture.

    Je vous parlais ici, d’un livre dans lequel j’étais bien, très bien même. J’y étais aussi bien que vous l’êtes dans votre pull fétiche ou votre gilet fétiche celui là même dans lequel vous vous réfugiez pour cocooner chez vous. (j’ai du me séparer du mien quand j’ai rencontré Super Loulou, c’était un merveilleux gilet avec lequel j'avais vécu tant de choses Bridget Jonesques, enfin merveilleux pour moi seulement, parce qu’en fait il était plein de trous, totalement informe et je crois même qu’il puait un peu…il me faisait un peu l’effet des doudous que trainent les enfants et que les parents avertis achètent désormais par 2 ou 3! Moi je n’en avais qu’un et il n’est plus…RIP mon gilet doudou, je t'aimais!)

    -fin de la séquence émotion-

    Ce fameux livre je l’ai acheté après avoir lu le billet mystère de l’Insatiable Charlotte, je suis tombée amoureuse de cet extrait et j’ai trépigné d’impatience en attendant qu’elle donne enfin le nom de ce livre.

    Les Souvenirs de David Foenkinos.

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    Foenkinos j'en avais entendu parler bien sur, beaucoup même, surtout pour La Délicatesse dont l'adaptation ciné est en ce moment sur nos écrans, mais je ne l'ais jamais lu. Je ne sais pas pourquoi malgré toutes les critiques dithyrambiques je ne me suis pas laissé convaincre par la Délicatesse, un tord peut être, certainement. En même temps, j'ai tellement aimé Les Souvenirs que je n'ai pas envie de me gâcher cet auteur en ne trouvant pas le même plaisir dans un autre de ces livres alors je vais attendre un peu je pense.

    Comment vous faire une critique objective...impossibe, j'ai tout simplement adoré! j'ai presque regretté qu'il soit si bien parce que du coup je l'ai lu très vite, je l'ai dévoré même, c'était trop court!  Un vrai moment de douceur dans ce monde de brut.

    Extrait:

      « Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j'ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c'était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m'attendre sans bouger.
      Deux jours auparavant, il était encore vivant. J'étais allé le voir à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendrait fin. Je l'ai aidé à boire avec une paille. La moitié de l'eau a coulé le long de son cou et mouillé davantage encore sa blouse, mais à ce moment-là il était bien au-delà de l'inconfort. Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux lui dire, là. »

    Je ne saurai vous dire ce qui m'a plu en particulier, j'ai aimé le style, l'écriture, le rythme et puis l'histoire qui a trouvé un véritable écho en moi, la perte recente d'un être cher, la quête du bonheur, l'amour, la peur, bref c'est de la vie qu'il s'agit ici, celle du narrateur mais la mienne aussi, peut être la votre qui sait!

    David Foenkinos a un don pour mettre en mot des émotions et des ressentis, des interrogations et des blessures ce livre fut pour moi une véritable paranthèse de douceur, une évidence! Merci à l'auteur et merci à Charlotte pour cette superbe découverte!!

    Un souvenir de Clochette

    Plus que le souvenir d'un moment, le souvenir d'un lieu, d'un lieu où j'étais bien, en sécurité, sereine. Je me souviens avec douceur et nostalgie, du CDI de mon collège, oui oui vous avez bien lu, j'adorais cet endroit douillet et chaleureux remplis de livres et de silence, remplis d'histoires et d'aventures. Je revois aujourd'hui encore, le rayon où je me fournissais en Roald Dahl et autres Pocket collection "frissons" (précuseur de cette vague de vampires et autres monstres séduisants en littérature jeunesse!). J'aimais m'installer dans un coin pour lire et voyager, pour m'isoler du monde et des blessures de l'adolescence, pour rêver. Je faisais également partie du club philatelie (so "fascheun" tendance Clochette déjà à cette époque) qui se réunissait chaque semaine à l'étage du CDI, nous voyagions à travers le monde et l'art par le biais de ces petits bouts de papiers dentelés, j'adorais ça! J'étais bien dans cet endroit, j'y étais même très bien!

    Bonne lecture et

    bon week end

    Et vous un souvenir?

    La fée de merveilleux voyages à travers les livres